Sissou n'est pas tranquille.
Féline, la mégère le surveille
et il n'aime pas ça du tout
...Bien des fois, quand je rentrais à la maison, fatiguée après une journée stressante,
l’envie me venait de prendre un de mes petits hôtes dans les bras. Le contact de leur fourrure, le poids de leur corps, leur chaleur, leur présence réconfortante avaient - et ont toujours - un
pouvoir apaisant sur moi. Il émane d’eux une sorte de magnétisme que je ne peux m’empêcher de capter.
J’éprouve une satisfaction indescriptible, une certaine volupté, à lisser leur doux pelage avec la main. Je pense que seuls les initiés peuvent s’enivrer de ce plaisir.
Une amie s’inquiétant de ma santé, se demandant ce que je faisais à longueur de journée et sachant que j’avais des animaux, a trouvé la réponse en me disant : « C’est bien, cela t’occupe au moins ! ». Je n’ai pas récupéré des animaux pour « que cela
m’occupe ». Ils sont là parce qu’à un certain moment ils ont été dans la détresse, je les ai « récupérés » dans leur corps et dans leur cœur. Ils ont besoin de moi comme j’ai
besoin d’eux. J’ai eu leur retour d’affection quant à mon tour, j’ai été en plein désarroi physiquement et moralement.
J'en arrive à être connue dans le quartier. Dès que quelqu’un trouve un animal, on vient me le proposer....
Extrait de mon livre sur les chats écrit en 2000.