• Des mots pour le dire

     

    Ils viennent de la nuit des temps,

    Innombrables

    Qui les a semés ?

    Ils ont envahi la terre, les peuples,

    Avec des accents au goût d’eau salée,

    De montagnes arides,

    De déserts, de moissons.

     

    Qui sont-ils,

    Ces mots apaisants de la mère se penchant vers l’enfant

    Pour lui sécher les larmes,

    Attendant le premier mot qu’il lui ânonnera,

    Les mots écorchés, pleurés,

    Criés par caprice.

    Les suites de mots appris par cœur sur les bancs de l’école,

    Lus dans les livres de classe,

     

    Les mots que l’on garde en soi

    Attendant le moment pour les dire,

    Ces mots tendres, ces mots d’amour

    Ces mots attendus par l’enfant,

    Prononcés par la femme

    Dans les bras de celui qu’elle aime

     

    Où vont-ils ces mots ?

    Quand ils courent, volent, s’enflamment,

    Riment sous la plume du poète,

    Quand ils chantent par-dessus les frontières.

    Ces mots colorés du rouge sang de la guerre,

    Du noir de la colère et de la misère.

     

    Ces mots délivrés dans les messages d’amour et de paix.

    Ces mots pour faire triompher du mal, du faux,

    Stimuler les cœurs,

    Et donner à la vie une lueur d’espoir.

     

    S’arrêteront-ils un jour ces mots ?

    Celui qui, sur son lit d’agonie,

    Cherche en vain à retenir la vie,

    Aura-t-il le dernier mot ?

    Béjar/Yvette


    4 commentaires
  • Algérie de mon cœur

     

    Un peu de sable de la plage dans un verre,

    Une poignée de limon à l’odeur salée,

    Immortelle offrande de cette  ardente terre,

    Merveilleux mirage, dans mes nuits d’exilée.

     

    Glèbe brûlée par l’astre radieux et ardent,

    Répandant sa lumière intense en chape d’or,

    Rocaille de grès et  gypse papillotant,

    Vibrant hommage au pays du peuple des Maures.

     

    Palmiers chargés de doux fruits oblongs et charnus,

    Amandiers aux coques vertes et veloutées,

    Figuiers aux grappes d’un violet soutenu

    Abricotiers aux juteux fardeaux duvetés.

     

    La voute céleste cérulée et opale

    Disperse à profusion des perles argentées

    Sur l’onde bleue ainsi qu’une guipure pâle,

    D’une sauvage et envoutante pureté.

     

    Couleurs surannées et parfums ensorcelants.

    Eternel été dans un jardin hors du temps.

    Algérie de mon cœur aux souvenirs brûlants

    Jadis imprimés par le souffle chaud du vent.

    Béjar/Yvette


    9 commentaires
  • Algérie de mon cœur

     

    Un peu de sable de la plage dans un verre,

    Une poignée de limon à l’odeur salée,

    Immortelle offrande de cette  ardente terre,

    Merveilleux mirage, dans mes nuits d’exilée.

     

    Glèbe brûlée par l’astre radieux et ardent,

    Répandant sa lumière intense en chape d’or,

    Rocaille de grès et  gypse papillotant,

    Vibrant hommage au pays du peuple des Maures.

     

    Palmiers chargés de doux fruits oblongs et charnus,

    Amandiers aux coques vertes et veloutées,

    Figuiers aux grappes d’un violet soutenu

    Abricotiers aux juteux fardeaux duvetés.

     

    La voute céleste cérulée et opale

    Disperse à profusion des perles argentées

    Sur l’onde bleue ainsi qu’une guipure pâle,

    D’une sauvage et envoutante pureté.

     

    Couleurs surannées et parfums ensorcelants.

    Eternel été dans un jardin hors du temps.

    Algérie de mon cœur aux souvenirs brûlants

    Jadis imprimés par le souffle chaud du vent.

    Béjar/Yvette


    9 commentaires
  • Le héron de l’île

     

    L’avez-vous vu ce matin ?

    Il y était encore.

    Posté sur une patte,

    Il guettait dans les roseaux.

    Sauvez-vous grenouilles insouciantes !

    Le pauvre petit gardon, lui,

    N’échappera pas au long bec pointu.

     

    L’avez-vous vu s’envoler ?

    Au moindre bruit il exécute

    Deux ou trois drôles de petits bonds

    Et s’élance au-dessus de l’eau,

    Son long cou tendu

    Et enfin replié.

    Mais qu’il est donc lourd !

     

    L’avez-vous vu dans les airs ?

    On dirait qu’il rame.

    Ses ailes sont largement déployées.

    On entend comme un souffle

    Quand il passe au-dessus.

    Comme il est orgueilleux !

    Mais comme il est beau !

     

    L’avez-vous vu aussi se poser ?

    Alors là ! Il faut l’admirer.

    Il replie un peu ses ailes

    Et se laisse glisser vers son gagnage

    En se déhanchant d’un côté sur l’autre

    Tout en souplesse

    Mais avec une amusante acrobatie.

     

    Mais vous,

    L’avez-vous vraiment vu sur son île ?

    Béjar/Yvette


    6 commentaires
  • Le héron de l’île

     

    L’avez-vous vu ce matin ?

    Il y était encore.

    Posté sur une patte,

    Il guettait dans les roseaux.

    Sauvez-vous grenouilles insouciantes !

    Le pauvre petit gardon, lui,

    N’échappera pas au long bec pointu.

     

    L’avez-vous vu s’envoler ?

    Au moindre bruit il exécute

    Deux ou trois drôles de petits bonds

    Et s’élance au-dessus de l’eau,

    Son long cou tendu

    Et enfin replié.

    Mais qu’il est donc lourd !

     

    L’avez-vous vu dans les airs ?

    On dirait qu’il rame.

    Ses ailes sont largement déployées.

    On entend comme un souffle

    Quand il passe au-dessus.

    Comme il est orgueilleux !

    Mais comme il est beau !

     

    L’avez-vous vu aussi se poser ?

    Alors là ! Il faut l’admirer.

    Il replie un peu ses ailes

    Et se laisse glisser vers son gagnage

    En se déhanchant d’un côté sur l’autre

    Tout en souplesse

    Mais avec une amusante acrobatie.

     

    Mais vous,

    L’avez-vous vraiment vu sur son île ?

    Béjar/Yvette


    6 commentaires
  • Odyssée d’une goutte d’eau

     

    Elle a jailli de sa source, enfin libérée

    De cette gangue de roche brune et glacée,

    Petite goutte d’eau pure, un peu perturbée,

    Glissant, fragile, sur les pierres vernissées.

    Un courant malin l’entraîna dans son sillage,

    Dévalant des pentes abruptes et ourlées

    D’arbrisseaux échevelés et de fins herbages

    Givrés, l’embellissant de merveilleux reflets.

    Elle fila, heureuse, entre des saules nacrés

    Se courbant sur son propre miroir diaphane,

    Puis s’étala, ivre, sur des sablons ocrés,

    Bercée par la brise et sa mélodie profane.

    Les tout premiers rayons de l’aube la surprirent

    Et charmée, l’attirèrent, telle Loreleï

    Par des visions de lointains atolls de corail.

    De ruisseau en rivière, de rivière en fleuve,

    Elle traversa des campagnes et des saisons,

    S’accrochant parfois à des esquifs qui se meuvent,

    Légers, l’entraînant vers de nouveaux horizons.

    Enfin, l’irrésistible océan l’enjôla,

    L’enroulant dans des vagues prises de folie,

    La rejetant, en rugissant, avec fracas

    Contre des carcasses ou des récifs maudits.

    Ballottée  par ce mouvement perpétuel,

    Perdue, elle allait sombrer vers des fonds hostiles

    Quand enfin, un ange la posa sur son aile

    Et délivra la petite goutte fragile

    Qui nous retrouva sur terre en larme de pluie,

    Petite goutte d’eau, miracle de la vie.


    Béjar/Yvette 

                                   


    2 commentaires
  •  

    PS : pour vous connecter à votre administration rendez-vous sur le portail des blogs overblog


    votre commentaire
  •  

    PS : pour vous connecter à votre administration rendez-vous sur le portail des blogs overblog


    votre commentaire