• Gouraya!
    Vidéo découverte sur Youtube

    Cette vidéo rapporte exactement l'endroit où j'ai passé mon enfance!
    La Mairie, la poste, l'allée de palmiers, la rue principale,
    Les arbres aux troncs blanchis, les plages, le ponton....
    Bien-sûr, maintenant il y a des immeubles aux alentours
    mais le centre n'a pas changé.
    Quelle émotion quand je revois tout ça!
     Et la description que j'en ai faite dans mon livre est fidèle,
     Non! je n'ai rien oublié! 

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  • GUNUGU
    ou
    LES ROSES DE GOURAYA

    Je viens enfin de recevoir
    les premiers exemplaires de mon livre.
    Pas d'éditeur pour l'instant, on verra par la suite.
    256 pages et beaucoup de photos.


    livre

    « Rien n’est plus difficile que de raconter une vie quand il ne s’est rien passé. Rien n’est plus difficile que de raconter une vie pleine de rebondissements. Fraction de vie, sans fortune, sans pouvoir, sans prestige, mais fraction de Notre Vie. »

    Née en 1942, Yvette Le Quéau vit en France, depuis 1952, dans une petite ville sur les bords de la Loire, Fleuve Royal loin de son Oued et de sa Méditerranée

    Elle évoque la vie de ses parents, tourangeaux,   jeunes mariés partis en Algérie pendant 20 ans, puis le cheminement des souvenirs  sur les traces de son enfance dans ce pays qui fut à l’origine de la naissance de sa personnalité et de la découverte de sa véritable identité.

    Vingt années ! Sur les traces d’une famille de passage dans un pays merveilleux, bien avant la tourmente des années de 1954 à 1962 qui aboutira à l’Indépendance de l’Algérie.

    Je ne suis pas écrivain,
    je n'ai fait que raconter mon enfance
    et celle de ma soeur et de mes 2 frères
    dans notre pays natal en Algérie.
    Je vous ai souvent parlé de ce pays,
    Alors j'ai écrit ce livre pour ma famille,
    pour mes amis de France et d'Algérie,
    et pour tous ceux qui ont laissé
    comme moi un peu de leur coeur là-bas!

    Yvette


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  •  Cette région c'est celle où j'ai vécu enfant!
    N'est-elle pas jolie?



    On survole Gouraya,
     mon petit village
    qui est devenu une petite ville maintenant


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  •    Aujourd'hui , je vous livre un passage de ce que j'ai écrit sur les vint années que mes parents ont passées en Algérie. C'est en recherchant Gouraya mon cher village sur le Web
     et ne le trouvant pas que j'ai décidé de chercher les communes environnantes.
     Et le nom de "Messelmoun" m'est venu à l'esprit.
     "Messelmoun" pour moi, enfant, n'était qu'un lieu-dit mais après tout si je tentais une recherche de ce côté...
     et j'ai été dirigé vers un site "gouraya .org" qui m'a ouvert toutes les portes de mon village.
    J'avais entendu parler de fait de guerre (39/45) dans cette région
    mais cela ne m'était pas resté en mémoire.
    Donc je vous laisse lire....
    Peut-être un peu long mais intéressant et un peu comique à certains passages!


    39/45 et Messelmoun

     

    Emportée par ma passion pour ce village, par la capacité de ma mémoire à  ralentir le temps et parfois à l’accélérer outrageusement, je crains d’être passée rapidement sur la période de guerre des années 39/45. Je n’avais que trois ans en 1945. Donc ce que j’en relaterai ne sera que par ouï dire ou à partir de recherches.


    Ce qu'il reste de la ferme Sidgès à Messelmoun

     

    En 1939, à la déclaration de guerre, nos parents habitaient à Sidi-Aïch. Pierrot avait neuf ans et  Jean-Claude trois.

    « En Algérie, comme en Métropole, la mobilisation se fait sans heurt. La plupart des troupes stationnées dans la colonie sont transférées en Métropole pour se battre sur le front. Dès le déclenchement des hostilités, après ceux de la première guerre mondiale, de nouveaux cimetières surgissent avec leurs morts Chrétiens et Musulmans »

    « 3 Juillet 1940  Mers el-Kébir. 1380 morts. Après la débâcle de 40, confrontation entre marines française et britannique.  Les Britanniques ne souhaitant pas que la flotte française ne tombe aux mains de l’ennemi, la détruisent après un bref ultimatum. Durablement l’Algérie sera anglophobe. »

    « L’Algérie manque assez vite de certains produits. Pour la population musulmane la situation est pire encore, d’autant plus que nombre de travailleurs, partis en France avant la guerre, rentrent chez eux sans trouver de travail. Mauvaises récoltes… typhus… Des tensions se font jour (Zéralda). »

    « Opération Torch : le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent au Maroc et en Algérie. Seuls les comploteurs sont au courant ».

    Nos parents avaient eu le temps de déménager deux fois. De Sidi-Aïch, ils étaient passés par Lafayette où est née Arlette et à Bou-Medfa où je suis née.

     « L’Algérie connaît d’immenses difficultés, c’est la disette… le mécontentement est grand face au déploiement de richesses et de matériel des Américains. Les Européens d’Algérie conçoivent un sentiment de supériorité à l’égard de la France qui s’avère incapable d’agir ».

    « 8 mai 1845 Sétif fête la victoire comme les autres mais cela termine en carnage »  , comme je l’ai déjà raconté.

     

    Retournons à Messelmoun. Je l’ai dit plus haut : c’est ce nom qui m’a permis de retrouver Gouraya et les Gourayens. Donc je n’y reviendrai pas, cependant parmi les photos d’Algérie prises par nos parents, il y en avait une sur laquelle figurait une ferme, la ferme Sidgès à Messelmoun, le jour d’une commémoration, je pense en 1947 ou 48, je ne serais pas catégorique.

    Nous y étions mes parents, ma sœur et moi, mais quel âge avions-nous  Arlette et moi? Nous étions très jeunes.  Il y avait beaucoup de personnalités invitées. Et des petits fours à profusion. Je le répète nous n’étions pas gourmandes Arlette et moi, mais voir toutes ces pâtisseries devant nous, cela nous faisait envie. Et notre mère ne voulait pas que nous nous servions, cela ne se faisait pas ! Si nous avons mangé deux gâteaux et encore... je crois bien que c'est tout. Pour nous c'était une corvée. Notre père en tant que représentant de la loi était invité et nous par la même occasion.

    Mais au fait, c’était quoi au juste cette commémoration ? On y arrive. La ferme Sitgès est située entre Messelmoun et Gouraya et avait été surnommée la « ferme des Anglais » à cause de deux tombes d’Anglais probablement enterrés tout près. L’armateur Sitgès était à l’origine de l’arrivée d’Espagnols dans le village de Gouraya. En 1942, cette ferme avait abrité une rencontre ultra secrète, qui consistait en l’étude définitive des derniers détails de l’opération «Torch» en vue du débarquement futur des armées alliées en Algérie contre les forces nazies. Opération présidée par le général américain Clark qui avait regroupé des Anglais, des résistants français et aussi des Américains. Et cette rencontre a eu lieu le 22 octobre 1942 près de Gouraya. Le général était arrivé à bord d’un sous-marin Seraph, à 1h30 du matin dans la nuit du 20 au 21. A cette époque la France était dirigée par le Maréchal Pétain.  La ferme, isolée, appartenait à un ami du lieutenant de réserve Queyrat, avocat à Cherchell et était mise à la disposition des résistants. Pour ne pas éveiller les soupçons de la population, il fallait que les chefs puissent opérer en toute sécurité. Une des fenêtres de la ferme devait être allumée afin que du sous-marin, on puisse voir la ferme. A 1h30, quatre kayaks accostent, accolade, moments émouvants. Tout le monde entre dans la ferme, bateaux compris. Arrivée des autres protagonistes. Discussion vers 8h, puis repas et un peu de repos. Mais vers 16h, alerte : la police a été prévenue, et les gendarmes arrivent. Branle-bas de combat, les personnalités françaises déguerpissent et tout le reste se retrouve à la cave après avoir regroupé et caché tous les papiers et cartes d’état-major. Le général américain n’est pas content, il n’apprécie pas du tout : il ne veut pas descendre, il ne veut pas qu’on l’enferme ! En haut, on simule un banquet avec beaucoup de vin et du désordre, ce qui fut accepté. Et enfin vers 3h, retour vers le sous-marin. Mais problème de hauteur de vagues, deux gros brisants à passer. Il valait mieux avoir des barques, et le général américain qui ne voulait pas qu’on le bouscule, qui avait oublié ses lunettes, qui avait froid, finit par donner l’ordre du départ avec les kayaks, sans pantalon et les papiers stockés dans des sacs suspendus à leur cou. Il fallut s’y prendre à plusieurs fois pour que les quatre embarcations réussissent à passer les brisants, et à 5h l’opération fut terminée avec succès. Il fallut inspecter la plage pour que rien ne fût suspect et on découvrit un pantalon, celui du général Clark ! C’était en 1942 et nous étions à Bou-medfa et je n’avais pas encore six mois.
     Et voilà pour la ferme Sitgès. A l’heure actuelle, cette ferme a été livrée au vandalisme et complètement dégradée. Mais c’est sans compter quelques âmes vaillantes qui ont décidé de réhabiliter ce lieu. Une stèle avait été dressée à l’entrée de la ferme avec une inscription sur une plaque commémorative : « Ici commence la route de la libération de la France, de l’Europe et du monde du joug nazi ». Le site va être réaménagé de façon à le remettre en valeur.

     

     

    Sources 
     La Guerre d’Algérie, de la Conquête à l’Indépendance : 1830-1962 par Pierre Vallaud
    D’après un texte écrit par Georges le Nen qui raconte la rencontre entre Anglais, Américains et résistants français le 22 octobre 1942.
    Et Gouraya.org


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  •  Voilà l'endroit où nous allions nous baigner quand j'étais enfant.
    Ce n'était pas la plus belle plage de Gouraya
    mais c'était celle du village, la plus proche.
    Un petit village d'Algérie dans les années 50
    Et elle n'a pas changé cette plage, très reconnaissable.
    C'est mon ami "Caessar de Cherchell"
    qui m'a autorisé à passer ces photos sur mon blog
    et je l'en remercie.
    Nous ne savions pas nager ma soeur et moi,
    mais avec des bouées nos frères nous entraînaient jusqu'au ponton.
    Risqué quand les vagues étaient fortes!

    Si vous voulez voir d'autres photos sur cette merveilleuse côte
    allez sur son site "Facebook Caessar Cherchell"

    Je fais en mêm temps de la pub pour le site de "Gouraya.org".

    Je revis mon enfance grâce à ces deux sites!
    N'est-ce pas merveilleux?


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  • Soleil couchant sur la Méditerranée à Messelmoun,
    Près de Gouraya envoyé par mon ami Caessar .
    Soleils couchants

    Une aube affaiblie
    Verse par les champs
    La mélancolie
    Des soleils couchants.
    La mélancolie
    Berce de doux chants
    Mon coeur qui s'oublie
    Aux soleils couchants.
    Et d'étranges rêves
    Comme des soleils
    Couchants sur les grèves,
    Fantômes vermeils,
    Défilent sans trêves,
    Défilent, pareils
    À des grands soleils
    Couchants sur les grèves.

     

    Paul Verlaine (Poèmes saturniens)

     


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  • Gouraya, la pointe


    C’est en allant en direction de la Pointe, vers les Aloès, que j’ai vu mes premiers couchers de soleil sur la mer. Je les ai découverts la dernière année de notre vie à Gouraya. J’avais des lunettes plus fortes et je pouvais apercevoir les paquebots qui n’étaient pas trop éloignés.
    Le disque solaire paraissait se liquéfier derrière eux et s’étaler sur l’onde bleue. Lentement ! Mais avant de nous quitter il ne voulait pas nous laisser sans éclabousser le ciel de mille feux aux tons orangers et citronnés sur un fond de lavande mauve et indigo, les couleurs de ce beau pays. La surface de l’eau passait du bleu à l’or. C’était un embrasement total. Les derniers rayons rebondissaient sur la surface rocheuse de la côte escarpée, et l’illuminaient comme un joyau. Le monde était en suspens, immobile. Seule la respiration régulière des vagues sur la petite plage en contrebas se faisait entendre. Le vent chaud soufflait la poussière ocre-grise en spirales. L’odeur iodée et acre des algues et de la terre sous l’effet des derniers rayons chauds remontait vers nous. C’est un parfum qui ne me quittera jamais.

    Ces instants étaient magiques.


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  • Gouraya, au début du 20ème siècle



                              L'entrée de mon petit village d'Algérie, Gouraya.
                     L'infirmerie à droite, nous disions aussi le dispensaire.
        La photo est très ancienne, à mon époque la route était goudronnée

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  •                                         Un petit passage sur mon enface
                En Algérie, à Gouraya chaque gendarme avait le droit d’avoir des poules.  Nous aussi, nous en avions. Mais quand je revois ce poulailler, je pense aux dindons qui faisaient «glou-glou-glou » quand on sifflait mais surtout à Nénette notre sanglier. En fait, c’était une laie.

    Au cours d’une battue notre père, qui était chasseur, ( Horreur! je vous entends d'ici!) l’avait rapportée tout bébé à la maison car sa mère avait été tuée et elle-même était blessée. Nous n’avions jamais vu de marcassin et il pensait nous faire plaisir en nous le ramenant. Maman était horrifiée de voir ce carnage, il n’était pas question de laisser cette  petite chose toute zébrée sans soins. Elle avait encore des biberons nous appartenant, et notre Nénette a pu être nourrie et sauvée. Quand elle a commencé à manger les tétines de caoutchouc, à glisser sur le carrelage et se casser la figure dans la maison, elle fut installée dans le grand poulailler. Elle mangeait des glands grillés, des glands doux, qui étaient si bons que j’allais lui en chiper. Mon frère Pierrot lui faisait faire de grandes promenades aux alentours, elle le suivait comme un chien. Tout le monde la connaissait dans le village.

    Un jour qu’elle avait décidé de faire sa promenade toute seule, elle est partie en direction du petit bois, voir les campeurs, et s’est aventurée parmi les tentes : la panique !!! Elle a failli se faire tuer, les campeurs s’étant armés de fourches et de bâtons. Heureusement pour elle, un indigène l’a reconnue et il est venu nous prévenir.
    Nous sommes entrés en France et il a fallu la laisser, plutôt l'euthanasier. J'en ai des frissons encore quand j'y pense, elle ne pouvait pas être confiée à un zoo, sa colonne vétébrale, abîmée par les chiens lors de sa capture, n'était pas droite. Elle était difforme.


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  • La gendarmerie de Gouraya vers 1900

    Carte postale datant de 1900/1920
    Gouraya, Souvenirs
    Extrait de mes souvenirs sur Gouraya

    Du bâtiment de la gendarmerie, je pourrais en faire un plan détaillé. Mais là n’est pas mon but. Simplement, c’était à l’origine un fort, de construction carrée, avec à deux angles opposés, une tourelle carrée elle aussi, à créneaux. Rien de très particulier mais la bâtisse était imposante par son architecture plus que par sa hauteur car il n’y avait pas d’étage. Les logements prenaient toute la façade (avec le porche d’entrée) et le côté gauche. L’arrière était composé de la prison,  de la « grange » où l’on stockait la paille pour les chevaux, des écuries, de la buanderie et des cabinets,  et le quatrième côté, avec une sortie vers les jardins, comprenait l’armurerie (la salle d’armes) avec son poste émetteur et notre véranda. La cour, carrée bien sûr, était bordée intérieurement d’un trottoir et l’on y comptait un citronnier, un mandarinier, un oranger amer bigaradier, un oranger  simple et contre notre tonnelle, un oranger avec des toutes petites oranges délicieuses.
              L’été, quand le soleil était au zénith, la température était intenable dans cette cour. Aussitôt après déjeuner la sieste était obligatoire. Personne ne traînait. Tout paraissait pétrifié : les enfants, les chevaux dans les écuries. Les volets étaient fermés, nous vivions dans l’obscurité rafraîchissante. Inutile de s’allonger sur un lit, il y faisait trop chaud. Le carrelage frais était dur mais accueillant. Petit à petit, le bruit reprenait, d’abord en sourdine pour ne pas éveiller les dormeurs, et plus intensément au fur et à mesure que le temps passait.

    (J’ai retrouvé une très vieille carte postale de cette gendarmerie, qui datait du début du vingtième siècle. Ce n’était pas merveilleux. Je ne sais pas à quelle date les gendarmes se sont installés dans ce fort. Avait-il été construit justement pour les gendarmes ? Quand nous sommes arrivés à Gouraya le bâtiment avait certainement été en réfection. Les jardins comme la façade et la cour étaient bien entretenus. Quand j’ai repris contact avec Gouraya, j’ai appris avec surprise que cette bâtisse existait toujours, mais évidemment avec le temps elle avait été « recyclée ». Les deux tourelles ont été chapeautées de tuiles et la façade clôturée.)


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