• Beaudelaire, les fleurs du mal, correspondance

     

     

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    La Nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
    L’homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l’observent avec des regards familiers.

    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
     Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

    Ayant l’expansion des choses infinies,
    Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
    Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

    Charles Beaudelaire


  • Commentaires

    1
    Lundi 13 Août 2012 à 11:34

    Un bel hymne à la nature.

    2
    Lundi 13 Août 2012 à 14:32

    L'opulence de ces fleurs magnifiques illustrent très bien ce poème de Baudelaire, chère Yvette. Très belle asociation. Bisous.

    3
    Lundi 13 Août 2012 à 14:34

    Je crois que mon commentaire s'est envolé. alors, je me répète: l'opulence de ces fleurs magnifiques s'harmonise très bien avec le poème de Baudelaire. Bisous, chère Yvette.

    4
    Samedi 18 Août 2012 à 14:14

    Non non pas envollé, bien passé

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    5
    Samedi 18 Août 2012 à 14:16

    Camelia et Mahonia devant la maison au début du printemps!

    6
    Samedi 18 Août 2012 à 14:16

    avec le talent de Beaudelaire en plus!

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